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  • 26 février 2017

    La La Land, de Damien Chazelle

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    Mia et Sébastian, Sébastien et Mia, deux êtres qui se croisent, s'observent, se convoitent, chantent et dansent de concert en quête de leur destin, animés par leur fougue et leurs passion.

    Elle, barmaid au coeur des célèbres plateaux de tournages de Los Angeles, veut devenir actrice et écume les castings. Lui, pianiste talentueux en galère, réduit à jouer des mièvreries pour gagner sa pitance, voudrait ouvrir sa propre boite de jazz.

    Mais rien n'est jamais simple dans ce bas monde, surtout quand l'amour s'en mêle...

    Beaucoup plus qu'un simple film et loin de n'ètre qu'une comédie musicale, La La Land est avant tout une expérience intensément poétique (la séquence du planétarium 💗!!), sur un fond de pas de danse endiablés et de musiques terriblement efficaces.

    Tout y est léché, rythmé, mesuré avec précision, comme le serait une partition d'orchestre. L'image, aux couleurs très franches, est superbe, la réalisation y est virtuose, la musique y est filmée avec une dynamique incroyable et les personnages sont redoutablement attachants. Aussi c'est sans grand peine que l'on se trouve totalement pris au jeu de cette symphonie pétillante en cinq mouvements, dans laquelle Ryan Gosling et Emma Stone incarnent avec un bonheur communicatif, deux notes virevoltantes en quête de l'accord parfait.

    Avec La La Land, Damien Chazelle nous compose une oeuvre vraiment originale, romantique et pleine de peps, qui ne raconte en réalité pas grand chose, mais qui le raconte magnifiquement bien.

    25 février 2017

    J-100

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    "Le véritable symbole n'est jamais prévu. Il se dégage tout seul, pour peu que le bizarre, l'irréel, n'entrent pas en ligne de compte." écrivait Jean Cocteau dans sa préface de Les mariés de la tour Eiffel.  Et c'est précisément par le hasard le plus total que je me suis rendu compte cet après midi que, dans 100 jours exactement, ce blog aura 10 ans. 

    10 ans révolus dans 100 jours. Tu parles d'un joli symbole ! 

    10 ans donc, un peu moins d'un millier de billets, tous reflets d'un instant de ma vie, autant de photos instantanées sur mon humeur et mon état d'esprit du moment. 

    10 ans dans 100 jours... Ce n'est certes pas grand chose à l'échelle de la vie d'un homme. Mais ce n'est malgré tout pas mal à l'échelle du petit blogueur que je suis, surtout à une époque où le temps presse de plus en plus, où la durée de vie d'une information est de quelques jours et la fraîcheur d'un gazouillis sur Twitter réduite à quelques secondes, voire quelques heures dans le meilleur des cas.

    100 jours. Un chiffre rond qui nous mènera à la date du 6 juin, jour où, en 2007, j'ai écrit mon tout premier billet. J'ignorais alors que ce petit bout de toile vivrait si longtemps. 

    Évidemment il me faudra écrire pour l'occasion un billet un peu spécial, pour marquer le coup et souffler virtuellement les bougies du gâteau. J'ai déjà commencé à réfléchir à la question, j'ai quelques idées. Il ne me reste plus qu'à m'atteler sérieusement à mon clavier.

    Cela tombe bien : j'ai encore 100 petits jours devant moi.

    19 février 2017

    Bloguerie dominicale

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    Petit coup de déprime ce soir. Un moment de solitude. Non pas la solitude de ne pas voir mes amis faute de sollicitation, c'est même l'exact contraire : pour en voir un, j'ai renoncé à un après-midi jeu chez des amis, à une tea-party chez d'autres, et à aller au cinéma avec une copine. Je parle d'une forme de solitude plus pernicieuse. Celle qui se manifeste par cette envie de passer la fin de la journée à deux, vautrés dans le canapé, à s'écouter respirer et se faire des câlins devant la télévision, en regardant des bêtises ou des séries et en oubliant le reste...

    Coup de coucaracha indubitablement lié à mon état de fatigue. Car je suis crevé malgré mon oisiveté relative de ce weekend qui m'a toutefois permis de couper d'avec ma semaine de boulot et ma boss cyclothymique. "Je ne sais pas comment tu fais pour bosser avec elle" m'a glissé une collègue cette semaine. En effet, je ne sais pas combien de temps je tiendrai avant de péter un câble. Peut-être que ce jour viendra lorsque j'aurai acquis la certitude que mon avenir ailleurs sera assuré. En attendant, il me faut composer avec ça et serrer les dents le temps que ça passe. Heureusement j'ai le dos large. Mais bonne mémoire... 

    Fatigue donc, et petit coup de mou dans la foulée. J'y vois vraiment la manifestation de la fatigue, ce qui n'est pas bon signe du tout. J'ai mal aux yeux et mal à la tête, envie de rien, si ce n'est de rester au calme, encore et encore, et de dormir des siècles.

    Je crois que ce qui m'a achevé c'est, en consultant le programme télé en début de soirée, de me rendre compte qu'il n'y avait rien de bien palpitant à regarder ce soir. Rien, pas un bon film du dimanche pour prolonger un peu la douceur de ces deux jours qui, ma foi furent bien agréables, entre amis, repas à la maison en bonne compagnie, lecture et visite privative de la basilique Saint Sernin avec un ami architecte et dont il me faut à présent trier les photos.

    C'est drôle mais à bien regarder les choses, c'est lorsque je me sens mal quelque part que je me replie sur mon chez-moi et que j'en prends soin, que je me le réapproprie. Bien que je refuse de l'admettre, je suis éperdument casanier. Casanier dans la mesure où mon chez-moi est un cocon, un filtre à ondes négatives, un puits de ressourcement que j'essaie de construire de manière harmonieuse, pour m'y sentir bien, en toute saison. 

    En ce moment, mon appartement est plutôt bien rangé, relativement propre. Mon bureau est enfin ordonné, clair et agréable. Samedi c'est vers la chambre, pièce un peu délaissée, que s'est porté mon envie de décoration. J'ai donc acheté deux très belles rééditions d'affiches publicitaires Air France. L'une d'elle est partiellement reproduite en illustration de ce billet. Cela fait un petit moment que je les avais remarquées, j'ai saisi l'occasion d'une belle journée pour les acquérir compulsivement. Je les aime beaucoup et suis content du rendu. Le grand mur qui surplombe ma tête de lit ressemblera enfin à quelque chose.

    Dans mon bureau c'est un peu la même chose. J'ai besoin d'un décors pour m'aider à travailler. D'objets qui me plaisent, m'apportent une forme de réconfort ou qui stimulent mon imaginaire. Comme en musique, il faut que cela me parle immédiatement et qu'en une fraction de seconde je sois emporté vers un ailleurs. C'est ainsi que deux aquarelles gentiment offertes par un lecteur ont naturellement pris place sur les murs de mon bureau. Elles-aussi je les aimes beaucoup. Elles forment une petite famille d'images qui m'apaisent, avec une vieille carte postale de mon village et une étiquette de l'incontournable bière Quilmes et que j'avais ramenée de Buenos Aires. Leur pouvoir évocateur m'est précieux. 

    De même, j'ai besoin de la présence rassurante d'au moins une plante verte sur mon bureau, d'un peu de vie. Depuis une semaine, trois petites succulentes - un pachyphytum, un aloe vera et un cactus  subtilement baptisé "picou" - me tiennent compagnie, alignées dans leurs pots gris et vermillon. C'est idiot mais une pièce sans plante me semble morte, inhabitée. Et s'occuper de mes plantes m'apaise, me procure une certaine forme de quiétude. Je ne saurais plus m'en passer. 

    Pour en revenir aux affiches proprement dites, si elle ne m'ont pas coûté bien cher, je ne peux pas en dire autant des cadres et des passe-partout découpés sur mesure dans un magasin spécialisé : elles sont certes belles mais hors format standard... Peut importe, j'ai allégé mon portefeuille de quelques dizaines d'euros - pas surnuméraires du tout - et cela m'a fait du bien. C'est fou comme un comportement aussi irrationnel que dépenser de l'argent peut, à l'instar des plantes, avoir des vertus apaisantes.

    Et de toute manière, vu le dévouement exemplaire du très wirklich sehr graou vendeur dont j'ai profité abondamment et à qui j'ai demandé tout un tas de conseils pour de belles photos que je dois aussi faire encadrer, j'aurais pu payer à peu près n'importe quel prix (hu hu hu ^^). Visiblement, il n'a pas trouvé dérangeant du tout que je le monopolise pendant pratiquement trois quart d'heure. Et je doute fort que ce joli et souriant petit barbu à la chevelure d'ébène, et dont la toison affriolante dépassait de sa chemise négligemment entrebâillée, m'aurait gardé si longtemps dans ses filets s'il n'y avait eu là qu'un comportement strictement professionnel... Autant être franc : j'en suis ressorti les yeux ivres de bonheur. 

    Ça tombe bien : je dois aller récupérer ma commande dans quinze jours.

    15 février 2017

    La photo du mois : Sauvage

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    Bonjour à tous, nous sommes le 15 Février et c'est l'heure de notre rendez-vous mensuel avec la photo du mois.

    Je vous rappelle tout d'abord le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci Josiane, aka La châtaigne sauvage, nous a proposé le thème "Sauvage" en nous donnant les indications suivantes :
    Sauvage, conforme à l'état nature qui n'a pas subi l'action de l'homme.
    Ma photo a été prise en septembre dernier, lors d'une randonnée en montagne, dans les Pyrénées qui, comme chacun le sait, sont peuplées d'innombrables bêtes sauvages au rang desquelles on compte bien entendu les fameux ours des Pyrénées (même si leur passeport est Slovène mais chuuut : ils n'ont pas du tout l'accent...) et les non-moins fameuses salamandres dont voici un sémillant spécimen.
    Ce jour-là était particulièrement humide, ce qui a vraisemblablement donné envie à toutes les salamandres du coin de pointer le bout de leur nez : j'ai dû en voir au moins une dizaine.

    Quoique sauvage, celle-ci n'a pas l'air particulièrement féroce. Elle n'a pas non-plus subi l'action de l'homme dans la mesure où personne ne lui avait encore marché dessus....

    Sauvage, donc.

    La photo du mois continue chez les autres blogs participants : Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Carole en Australie, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dr. CaSo, E, El Padawan, Escribouillages, Estelle, Eurydice, Evasion Conseil, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Je suis partie voyager, Jess_TravelPicsAndTips, Josette, Josiane, Julie, Kellya, Kenza, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, La World Coolture, Lair_co, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, MauriceMonAmour, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Natpiment, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Paul Marguerite, Philae, Philisine Cave, Pichipichi Japon, Pilisi, Princessepepette, Renepaulhenry, Sous mon arbreThe Beauty is in the Walking, Tuxana, Who cares?, Wolverine, Xoliv', écri'turbulente.

    8 février 2017

    Fatigué

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    En ce moment je suis fatigué. 

    Je me réveille fatigué. Très fatigué. A ce titre il ne me faut pas moins de quarante minutes pour m'extraire de mon lit.

    Ensuite je me lève, fatigué, comme si je n'avais pratiquement pas dormi. Alors que si.

    J'avale mon café et mes tartines avec la lenteur d'un escargot neurasthénique par grande canicule. Heureusement le cerveau est une bien belle chose qui sait guider sûrement les gestes dont il sait qu'ils assureront sa survie. Manipuler ma cafetière les yeux mi-clos en fait partie et relève d'un exercice de pure routine. Aussi familier que le montage et le démontage d'un Famas l'est à un militaire, pour exactement les mêmes raison. Si vis pacem para bellum... 

    Sous la douche encore, il me faudra mobiliser des ressources de volonté inénarrables pour ne pas succomber aux voix des sirènes portées par l'eau chaude ruisselante et émolliente. Lointaine réminiscence de l'apaisement fœtal, certainement.

    Toute la journée sera ensuite une lutte acharnée contre cette sorte de somnolence léthargique qui appellerait volontiers une bonne sieste de plusieurs jours heures. Il faut tenir, pourtant.

    Le soir je rentre chez moi fatigué de toute cette journée de fatigue fatigante. Après avoir dîné je m'installe dans le canapé où, harassé par tant de fatigue, je lutte pour ne pas plonger dans le sommeil sitôt après, parce que bon, hein...

    Puis à peine une heure plus tard, terrassé par une fatigue extrême qui m'aura fait piquer du nez une paire de fois, je m'endors comme une fleur au pays des rêves, avant que l'alarme de 6h45 ne sonne avec la brutalité d'un coup de canon dans un élevage de poussins. Paf...! Mais à cette heure là, par une faille temporelle qui m'échappe encore, mon état de fatigue, lui, est resté le même, coincé quelque part entre minuit douze et minuit treize... 

    Et puis tout recommence : levage, tartinage, douchage, travaillage... jusqu'au weekend. 

    C'est exténuant.

    7 février 2017

    7 février 2017 - Memento

    2 commentaires
    Cela fait déjà plus d'un mois que l'année a commencé, que les fêtes et réjouissances de décembre sont finies et se prépare l'année 2018. Non pas que je veuille planifier les choses très à l'avance. Elles le sont pour moi. Un compte à rebours à commencé par le dépôt à la veille de Noël d'une grosse enveloppe sous plis recommandé. Et depuis la machine est en marche. Les premières pierres du cheminement dont je ne maîtrise ni le tempo ni le déroulement ont été lancées. Je sais que d'autres sont à venir. 

    Comme je l'écrivais à un ami l'autre soir, ce que je vis en ce moment est la traduction d'un processus en cours que je ne maîtrise pas et qui m'amènera peut être, dans quelques mois, à toucher du doigt quelque chose que je désire vraiment et que, certainement par une forme d'auto-dénigrement de mes propres compétences dont je me suis fait une spécialité, je me suis longtemps refusé. C'est en cela que la situation est étrange, grisante et effrayante à la fois.

    Dimanche soir, après avoir finalement décliné une invitation à aller au cinéma pour rester chez moi, j'ai ré-écouté en travaillant le finale du Dialogue des Carmélites de Poulenc. Depuis cette musique me hante et tourne en boucle dans ma tête. J'aime tellement Poulenc. Sa musique est si profondément humaine et chaleureuse, empreinte d'un romantisme puissant teinté de ce velouté soyeux propre aux vieilles roses et aux lueurs crépusculaires des soirs d'automne... Il faudra un jour que je m'achète un livre retraçant sa biographie.

    Du coup il me faudra aller voir La La Land avant qu'il ne soit retiré de l'affiche. Ou faire l'impasse dessus, juste par réaction contrariée à l'encensement collectif actuel.

    J'ai entamé ce billet sans vraiment savoir ce que j'allais y écrire. En fait si... Mais je me suis longtemps arrêté, repris. Il n'a sûrement pas grand intérêt, si ce n'est celle d'un mémento personnel à relire plus tard.

    Dans quelques mois.

    3 février 2017

    Passengers

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    Passengers
    Réalisé par Morten Tyldum

    Avec : Jennifer Lawrence, Chris Pratt, Michael Sheen, Laurence Fishburne.

    Genre : Huis clos intergalactique avec Chris Pratt qui se promène tout nu dedans.

    Durée : Ça passe vite.

    Synopsis : Lassé de réparer des Twingo sales et autres joints de culasse, Jim, mécanicien de son état, a décidé de changer d'air. Vive l'aventure: le voici donc embarqué avec quelques 5000 autres passagers sur l'Avalon, énorme et rutilant vaisseau spatial, pour un petit voyage de 120 ans à travers le vide intergalactique.

    Au bout du chemin, une planète toute propre à coloniser, un eldorado tout beau tout neuf, un monde inconnu où la main de l'homme n'a encore jamais mis le pied... 

    Or, pendant que tout le monde roupille dans son caisson à sommeil, une vilaine météorite percute l'astronef et provoque une fatal error system dans Windows98 qui plantouille. Et voilà-ti-pas que Jim se réveille, tout seul, au milieu de nulle part, un poil plutôt que prévu. Ho, pas grand chose à l'échelle de l'univers. Mais un peu trop à l'échelle d'un seul homme.

    Extraits
    - C'est long...

    - Youhoooooooou il y a quelqu'un ?

    - Mon Dieu que c'est très long...

    - Roger, un muscadet !

    - Ça commence à être très long...

    - Qu'est-ce que c'est long...

    - C'est encore loin ?
    L'avis de la rédaction : Contrairement à ce que laisse croire sa bande annonce, Passengers n'est pas un nouveau block buster qui se regarde avec le cerveau posé sur les genoux, même s'il est possible de s'en tenir là. 

    Visuellement très beau - et pas seulement pour le plaisir de se rincer l’œil sur le sehr graou Chris Pratt - Passengers nous happe dès les premiers instants, en dépit d'une action très lente, en réussissant à nous projeter dans la tête du pauvre Jim dont l'humeur oscille entre la curiosité, la panique la plus totale, des instants d'euphorie et de déprime abyssale.

    Surtout, au-delà des acteurs et du scénario qui, en lui-même et à y regarder de près, en rappelle d'autres, Passengers est riche pour la multitude des questionnements, pour la plupart existentiels, qu'il suscite tels que : qu'est-ce qu'être heureux ? choisit-on toujours son destin ? et par la variété des thèmes tout aussi existentiels auxquels il confronte le spectateur : la solitude, la relation au temps, la relation aux autres, l'empathie, le poids du regard social et la difficulté d'assumer nos choix... jusqu'au bout.

    Quoique ce film soit maintenant sorti depuis plusieurs semaines, je ne voudrais pas divulgâcher l'histoire et ses rebondissements à ceux qui ne l'auraient pas encore vu, en révélant d'avantage son contenu. Je resterai donc assez peu disert et laisserai le plaisir de découvrir ce très beau film dont l'ambiance toute particulière me hantait encore le lendemain soir et que je vais très certainement aller revoir.

    Car si je n'en attendais pas grand chose, Passengers m'a assurément offert mon premier coup de cœur cinématographique de l'année...

    Note finale : Etoile filante d'or.

    27 janvier 2017

    Ranger son bureau

    9 commentaires
    Autant mon appartement est toujours globalement bien rangé, autant mon bureau est, de manière récurrente, un vrai petit bordel...

    Sans tomber dans l'excès névrotique d'une Bree Vandekamp - la barbe en plus et la rousseur en moins - j'aime et fais en sorte que mon intérieur soit rangé : que la table basse retrouve chaque soir sa place à peu près au milieu du tapis ; que l'évier soit vide et propre tandis que le lave vaisselle s'emplit ; que le linge propre soit plié régulièrement sans traîner des jours et des jours dans le tambour du séchoir ; qu'il n'y ait pas de moutons de poussière sous les meubles ni ailleurs... 

    Bref, malgré les traces évidentes de vie qui y règnent, mon foyer-doux-foyer est présentable sans me faire honte.

    Faire du ménage est généralement une activité du weekend, et plus particulièrement du samedi matin. Il faut dire qu'en semaine, en me levant à 6h30 du matin pour ne rentrer le soir qu'après 20h je n'en ai ni vraiment le temps ni vraiment l'envie. Aspirer, balayer, serpillériser, récurer, éponger, détartrer, il faut que ça brille. Et ensuite, épuisé de tant d'efforts, je m'octroie une bonne petite sieste d'une heure ou deux. Oui, je me sens terriblement détendu une fois la tâche terminée et que tout est joli autour de moi.

    S'agissant de mon bureau en revanche, c'est une toute autre histoire...

    Je parle bien de la pièce entière, et non pas du seul meuble, ce serait trop facile. Je ne compte plus le nombre de jours que j'ai pu passer rien que pour lui trouver un agencement qui me satisfasse dans un espace aussi peu logeable que neuf petits mètres carrés bariolés de trois ouvertures sur trois faces. Je me souviens d'un après midi suivi d'une soirée entière passés à déplacer toutes les bibliothèques garnies de tonnes de bouquins pour réussir à obtenir, après plusieurs mois d'intense réflexion, la disposition optimale, tenant compte de l'emplacement des prises, de la fenêtre, du sens d'ouverture de la porte-fenêtre et de la réverbération du soleil dans l'immeuble en face certains après-midis, ainsi que de la circulation dans la pièce, si réduite soit-elle. Oui, pouvoir accéder à mon fauteuil pour m'y installer et travailler reste un prérequis...  Je crois que cette fois-là fut la bonne car je n'ai rien modifié de substantiel depuis.

    J'ajouterai à cela les heures  les jours les semaines passées à trier, classer, ranger toute la paperasse administrative, fiscale, universitaire, professionnelle et autre, dont ma boite à lettres s'emplit régulièrement, dans des classeurs et autres porte-documents aux couleurs chatoyantes pour donner un petit semblant de joie à cette monotonie bureaucratique aussi réjouissante qu'un cimetière de la Creuse un samedi après-midi de novembre par temps de pluie (avec option corbeaux qui croassent en haut d'un vieux platane agonisant)...

    Et pourtant rien n'y fait. Je ne sais pas comment c'est chez vous mais mon bureau est toujours en bordel. Entre les partitions qui traînent parce que je n'ai pas de place pour les ranger, la paperasse qui s'entasse parce que remise à plus tard, les affaires courantes dont je m'occupe, l'imprimante posée un peu n'importe où parce qu'elle prendrait trop de place sur le bureau et tout un tas de petit bordel qui s'accumule faute de tiroirs pour l'y dissimuler, c'est le boxon. Parfois j'en ai le tournis juste en poussant la porte...

    Aussi, demain sera un grand jour puisque, empruntant quelques heures le sémillant Kangoo de papa et maman Tambour Major, j'ai prévu d'aller chez notre ami suédois, le marchand de meubles en sapin pressé, acheter de quoi ENFIN me permettre de donner à chaque chose une place et de conférer à mon bureau la douceur et l'harmonie qui feront de ce lieu un espace de volupté et de quiétude, propice aux bonheurs intellectuels auxquels j'aime à m'adonner en toute impunité lorsque le temps m'en laisse la possibilité.

    J'ai donc opté pour un bureau d'angle qui viendra remplacer celui que j'ai depuis maintenant presque dix ans et qui a bien vécu, un meuble à roulettes bas avec tiroirs, de l'éclairage efficace pour ne pas continuer à me ruiner les yeux le soir, ainsi que divers rangements qui prendront place dans le rayonnage bas de mes bibliothèques. Je ne devrais pas trop me ruiner tout en apportant une petite dose de confort non négligeable.

    Y penser me réjouit et me terrorise à la fois, devant l'ampleur de la tâche qui s'ensuivra nécessairement : il va falloir ranger... 

    Idéalement il faudrait aussi pousser un peu les murs pour gagner quelques mètres carrés au sol. A l'usage douze mètre-carrés me paraissent une surface minimale pour un bureau digne de ce nom. Mais ça, ce n'est hélas pas pour tout de suite.

    Un généreux donateur dans la salle ? 

    20 janvier 2017

    30 Chansons

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    Je suis tombé l'autre jour sur ce 30 Day Music Challenge qui suggère de publier chaque jour et pendant 30 jours une chanson correspondant à une définition.

    Plutôt que d'y aller de façon homéopathique, je vais épuiser le sujet d'un coup de billet à la façon d'un portrait kaléidoscopique et musical.

    Je me suis efforcé de tenir la règle en ne nommant qu'une seule chanson à la fois, même si souvent plusieurs auraient pu convenir. C'est aussi l'une des difficultés de l'exercice.

    Autre point, et puisqu'il n'est, dans la version anglaise à ma disposition, question que de chansons, j'exclue le répertoire "classique" dans lequel je suis pourtant nettement plus à l'aise, ce qui me contraint à sortir de sa zone de confort. Ce n'est ma foi pas si inintéressant.

    Enfin, je n'ai choisi que des titres que j'écoute vraiment et que j'apprécie, ou qui ont une implication directe dans ma vie. Pas juste un titre entendu entre deux portes de magasin ou le tube du moment qui passe à la radio. Et juste pour corser un peu l'exercice, je me suis efforcé de ne pas citer deux fois le même artiste...

    Prêts ?

    1. Une chanson qui comporte une couleur dans son titre
    Mamy blue de Nicoletta.

    Ma grand mère maternelle en avait le disque et l'écoutait souvent lorsque nous étions gamins. C'est une chanson que je lui associe. Je crois même qu'un jour je lui avais demandé si c'était elle, la Mamy blue de la chanson...

    2. Une chanson qui comporte un nombre dans son titre 
    Il venait d'avoir 18 ans.

    Un texte magnifique dû à la plume délicieuse de Pascal Sevran, porté par une sensibilité extraordinaire, qui parle du temps qui passe, du temps perdu qui ne reviendra plus. Et d'une immense solitude. 

    3. Une chanson qui te rappelle l'été
    The Mamas The Papas - California Dreamin.

    Je crois que c'est un peu fait exprès d'ailleurs. Certaines musiques sont calibrées pour aussitôt évoquer une ambiance, une atmosphère.

    4. Une chanson qui te rappelle quelqu'un que tu préférerais oublier.
    Il n'y a pas grand monde que je préférerais oublier. Que certaines personnes soient entrées dans ma vie dans y laisser un souvenir impérissable est une chose, et il y en a. Que d'autres y soient entrées en y ayant fait des dégâts en est une autre...

    Mais en cherchant bien, il y en a une : Cover girl, de RuPaul.

    Pour expliquer le pourquoi du comment, cette chanson était aussi ma sonnerie de portable du temps où je bossais à chez le fou-furieux qui m'a pas mal esquinté la santé...

    5. Une chanson qui doit être écoutée avec le volume à fond
    Nirvana, Rape me...

    Brutal, sans concession, la rage aux tripes. 

    6. Une chanson qui te donne envie de danser
    On parle bien et seulement d'envie hein... Car pour me voir danser il faut se lever de bonne heure et m'avoir sérieusement fait picoler.

    Dans un premier temps, j'avais pensé à Alexandrie de notre Cloclo national, et c'était plutôt imparable. Mais en pratique je n'écoute jamais de Cloclo chez moi. Alors ce sera Marcia baila des regrettés Rita Mitsouko. Vous aussi vous dodelinez de la tête dès les premières mesures ?

    7. Une chanson pour conduire
    Rollercoaster, du groupe Everything But the Girl (album Amplified Heart, un petit bijou).

    L'album plutôt très calme dans l'ensemble s'écoute très bien en conduisant, sur de longs trajets. Il fait partie des CD que j'emporte souvent avec moi dans ces occasions.

    8. Une chanson sur la drogue et l'alcool
    Pas facile car spontanément il ne m'en vient aucune à l'esprit.

    Ah ben si ! Un perle signée Juliette, dont les textes sont toujours savoureux : Retour à la terre. Vous m'en direz des nouvelles...

    9. Une chanson qui te rend heureux
    L'âme des poètes, de Charles Trenet. Même si la chanson est empreinte d'une douce mélancolie, elle me donne le sourire. Une chanson qui sent bon la douce France d'antan, l'insouciance et qui donne envie de valser sur les trottoirs.

    Vous noterez au passage le délicat emploi du présent de l'indicatif dans le refrain...

    10. Une chanson qui te rend triste
    Les chansons tristes sont souvent les plus belles. Et celles qui rendent tristes le sont plus encore. Puisqu'il m'en faut choisir une et une seule, ce sera Partir quand même de Françoise Hardy.

    11. Une chansons dont tu ne ne lasses pas
    Brigitte fontaine, Frehel. J'ai eu un véritable coup de foudre pour cette chanson il y a une dizaine d'années, son rythme faussement chaloupé et ses harmonies éthérées n'y sont pas pour rien. Un voyage intérieur.

    12. Une chanson d'avant ton adolescence
    Chantal Goya, Felix le chat. Héééééééééé oui...

    13. Une de tes chansons préférées des années 70
    Petula Clark, Downtown. Une chanson que je qualifierais de solaire. Il y a un truc qui rayonne dans cette chanson, je ne saurais l'expliquer. Je l'aime beaucoup et en ai fait ma sonnerie de téléphone...

    14. Une chanson que tu aimerais qu'elle soit jouée pour ton mariage
    Bon, on va être réalistes deux secondes, je n'ai pas encore envisagé de me marier... Difficile par conséquent de se projeter sur un événement qui est à ce jour totalement extérieur à mes préoccupations.

    Cela pourrait très bien être quelque chose d'un peu fou comme Groove is in the heart, de Deee-Lite.

    15. La reprise d'une chanson par un autre artiste
    Instinctivement j'aurais cité, "Mon légionnaire", par Gainsbourg, reprise de Piaf, qui l'avait elle-même reprise de Marie Dubas.

    Mais comme je vais citer Gainsbourg un peu plus bas, je vais m'orienter vers Philippe Katerine et sa reprise de Partir un jour qui réussit le tour de force de rendre le bidule presque écoutable.

    16. Un de tes chants classiques préférés
    Classique, comme musique classique ? Ou classique hors de la musique classique ? C'est pas très précis comme question.

    Choisissons alors un "classique", Fly me to the moon, de Sinatra, que j'écoute souvent en faisant le ménage (et on ne se moque pas !).

    17. Une chanson que tu aimerais chanter en duo en karaoké
    Bonnie and clyde, par Gainsbourg et Bardot.

    La classe internationale cette chanson, non ?

    18. Une chanson de l'année de ta naissance
    Blondie - Heart Of Glass. Elle passe souvent sur Rire et Chanson, radio que j'écoute tous les soirs en rentrant du boulot.

    19. Une chanson qui te fait penser à la vie
    Sandra Kim, J'aime la vieJardin d'hiver par Henri Salvador. Une jolie chanson avec un joli texte et un bel arrangement, qui parle à mon sens de la vie, des petites choses essentielles qui font que la vie vaut d'étre vécue.

    20. Une chanson qui a plusieurs significations pour toi.
    Horse with no name de America. Chanson que j'aime vraiment beaucoup et qui me fait voyager dès les premiers accords de guitare. C'est ça qui me fascine avec la musique et qui me plait tant dans certaines œuvres : cette aptitude à créer un univers propre et à vous y emmener tout entier, l'espace de quelques minutes.

    Cette chanson, oui, elle a de multiples sens pour moi, hors des mots (je m'étais même amusé à en étriller les paroles) et de la musique. Elle reste et restera associée à quelqu'un qui gardera toujours une place part dans ma vie...

    21. Une chanson avec le nom de quelqu'un dans le titre.
    Billie Jean, de Michael Jackson.

    Notez que ce titre pourrait à lui seul répondre à presque la moitié de ce questionnaire...

    22. Une chanson qui de donne de l'allant
    Human Behavior de Björk, une artiste que j'apprécie beaucoup au fur et à mesure de ses albums. J'avais eu la chance de la voir en concert aux Arènes de Nîmes en 2007. Un souvenir incroyable.

    23. Une chanson que tout le monde devrait écouter
    Petite pédale, de Emmanuelle Seigner. Tout simplement bouleversante...

    24. La chanson d'un groupe que tu aimerais toujours voir ensemble
    A de très rares exception, je n'ai jamais réellement suivi de groupe dont je puisse regretter la dissolution. Le seul dont je regrette la disparition, au moins moment, c'est Everything But The Girl et je me suis donné pour règle de ne pas citer deux fois une chanson du même artiste. Dur dur...

    Simply Red est toujours là et en tournée encore en 2016.
    A-Ha était encore actif l'an passé et ils font encore de la bonne musique.
    Franz Ferdinand est lui aussi toujours là.
    Je n'ai jamais vraiment écouté oasis.
    Gorillaz vient de sortir son Hallelujah Money...

    Non, vraiment, je ne vois pas... Je passe.

    25. La chanson d'un artiste décédé
    Rendons-lui hommage, ce sera Outside de George Michael.

    Lui je l'écoutais tout gamin, lorsqu'il faisait alors partie du groupe Wham! C'est dire si ça date.
    (Le groupe a bel et bien disparu mais bon... de là à dire que j'aimerais qu'il soit encore formé...!)
    26. Une chanson qui te donne envie de tomber amoureux
    Alors là c'est une colle. Je trouve même la question étrange car je ne comprends pas le concept d'avoir "envie de tomber amoureux"... On l'est ou on ne l'est pas, amoureux. Ou alors qu'on m'explique.

    En revanche un morceau dont j'aime tout particulièrement la sensualité c'est bien le très envoûtant Souvenir de Paris, de Dimitri From Paris, même si je m'écarte un peu du sujet car il ne s'agit pas à proprement parler d'une chanson.

    27. Une chanson qui te brise le cœur
    Encore une vieillerie, mais Le petit jardin de Dutronc a le don de faire vibrer la corde de la mélancolie...

    28. La chanson d'un artiste dont tu aimes la voix
    C'est un peu con comme question car j'ai du mal à aimer une chanson si je n'aime pas la voix de celui qui l'interprète.

    Je vais choisir Why does the wind de et par Tracey Thorn, la voix des EBTG dont je parlais à la question 7. Depuis quelques années maintenant elle mène une carrière solo avec des albums très léchés, dans un style perso fortement influencé par les années 80.

    En bonus-track, écoutez cette version live maison de Why does the wind. Elle est au chant, son mari Ben Watt à la guitare, plus un clavier. Trois musicos. Et ce que je trouve fabuleux c'est qu'à la premier syllabe, paf ! on est emporté dans son univers, comme ce que je disais plus haut dans la question 20. Elle occupe tout l'espace, sans artifice. Et ça fait sacrément du bien de voir que certains artistes sont capable de cela, sans avoir besoin de six tonnes d'effets spéciaux.  

    29. Une chanson qui soit un souvenir d'enfance
    Dalida, Soleil Soleil.

    Encore une chanson associée à ma grand mère maternelle qui aimait beaucoup cette chanson, qui en avait le disque et qui l'écoutait souvent.

    30. Une chanson qui te fait penser à toi-même
    Depech Mode, Enjoy the silence. Pour mon côté contemplatif, notamment.


    Et vous ? 

    15 janvier 2017

    La photo du mois : Street Art

    27 commentaires
    Bonjour à tous, nous sommes le 15 Janvier 2017 et c'est l'heure de notre premier rendez-vous mensuel avec la photo du mois.

    Je vous rappelle tout d'abord le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci Who Cares ? nous a proposé le thème du Street Art.

    Bon, j'avoue, ce thème ne m'a pas du tout inspiré vu que je n'ai pas (mais alors pas) du tout le temps d'aller flâner à la recherche de quelque streetarterie susceptible d'honorer le sujet du mois. Alors j'ai fais la grosse feignasse et suis allé puiser dans mes archives.

    Hop, direction le plein soleil avec cette photo prise le 2 janvier 2013 (boudu que le temps file) à Santiago du Chili où je passais alors quelques jours autour du Nouvel An. Que de souvenirs !

    Il s'agit en réalité d'un morceau d'une très grande fresque qui tient en quatre panneaux, peinte quelque part en plein centre ville historique de Santiago mais je serais bien incapable de vous dire où...

    En tout cas, cette photo et ses couleurs très vives a le don de me filer une grosse patate, surtout qu'en rédigeant ce billet j'écoute de la Bossa Nova brésilienne. Parfait pour lutter contre la morosité et la grisaille.

    Zou, la photo du mois continue chez les autres participants :
    A chaque jour sa photo, Akaieric, Alban, Alexinparis, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Carole en Australie, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dr. CaSo, E, El Padawan, Escribouillages, Estelle, Eurydice, Evasion Conseil, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Je suis partie voyager, Jess_TravelPicsAndTips, Josette, Josiane, Julie, Kellya, Kenza, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Lair_co, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, MauriceMonAmour, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Paul Marguerite, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Sinuaisons, Sous mon arbre, Sweets Mix, Tambour Major, The Beauty is in the Walking, Tuxana, Who cares?, Wolverine, Xoliv', écri'turbulente, ÔBD.